La “durabilité” demeure comme l’un des mots fortement associés à l’environnement depuis quelques années. C’est surtout après la célébration du Sommet sur l’action climatique que l’engagement de la société en faveur de l’environnement a été démontré. “Il est temps d’agir” était d’ailleurs la devise de la COP25, et implique qu’il n’y a pas de retour en arrière sur ce chemin de respect de la planète.

Heureusement, de plus en plus de gens prennent conscience que la protection de l’environnement est une obligation. Ladite protection implique plusieurs actions comme recycler les différents produits, utiliser les transports publics, éviter les plastiques, bien fermer les robinets, d’éteindre les lumières, et bien d’autres. Il existe de nombreuses mesures que nous pouvons prendre, même s’il est vrai qu’il est difficile de concevoir des préoccupations climatiques dans une société de consommation. Voici donc quelques lignes directrices pour être durable tout en économisant.

La consommation : l’origine du gaspillage

Depuis des années, les experts avertissent que notre modèle de consommation linéaire met l’environnement en danger, et ne sera pas viable avec une démographie humaine en constante croissance. Ce système commence notamment par l’extraction des matières premières, la production et la distribution et se termine par l’achat et l’élimination de nombreux produits (alimentaires, utilitaires, etc.). Et les changements vertigineux, notamment technologiques, conduisent à la nécessité de changer de produits plus tôt en plus de réduire l’effet des actions anthropiques. C’est précisément pour cette raison que la consommation est l’un des problèmes fondamentaux pour l’environnement car celle-ci dispose d’un taux de gaspillage trop important.

C’est pourquoi certaines organisations européennes parient sur le système de l’économie circulaire. Et si la société continue de privilégier la consommation linéaire, il est également vrai qu’elle cherche de plus en plus à éviter la consommation de masse et débridée. On parle alors de consommation responsable ou de consommation durable.

La principale raison de changer nos habitudes et donc d’opter pour des habitudes plus durables sera toujours le souci de l’environnement. Cependant, ce n’est pas seulement la planète qui en bénéficiera, mais aussi notre économie personnelle. Comme indiqué à différentes occasions, la planification des dépenses, la budgétisation et la différenciation entre les caprices et les besoins réels sont des clés essentielles pour réussir dans notre économie et nos finances personnelles.

Nouvelles habitudes d’achat et de consommation: le commerce local et en gros

Vous souvenez-vous quand vos parents ou grands-parents sont allés faire des courses ? Ils passaient d’abord par la boulangerie, puis par le magasin de fruits, pour finir chez le poissonnier ou le boucher, en achetant des produits frais. Cependant, maintenant, si nous voulons faire des courses, nous nous rendons simplement dans un hypermarché, où nous achetons tous les produits emballés, en les stockant dans des sacs en plastique pour les transporter chez nous. Sans aucun doute, nous avons optimisé le temps consacré à l’achat et il est plus pratique à stocker et à conserver, mais beaucoup plus polluant. L’un des paris est donc de restaurer l’ancien modèle d’achat afin de réduire l’émission de déchet.

Ce système est connu sous le nom de commerce local. Avec elle, vous pouvez obtenir de grands avantages (outre le souci de l’environnement) : service personnalisé, richesse et emploi locaux, diversité, produits de saison, aliments moins transformés… Parmi ces avantages, il y a aussi les économies réalisées dans l’économie domestique. Par exemple, en contrôlant les portions dont vous avez besoin : avant, vous deviez acheter de la viande conditionnée et maintenant vous pouvez décider de la quantité que vous voulez. En achetant en gros, votre portefeuille remarquera également la différence, et avec un effet de masse, la consommation de produits alimentaires et l’émission de déchets sera plus facilement optimisée.

Éviter les sacs en plastique

L’utilisation massive de sacs en plastique est l’une des principales préoccupations environnementales, en raison de la quantité que nous consommons, de la dégradation qui s’étend dans le temps et des dégâts qu’ils causent. Par exemple en Portugal, il est estimé que chaque Portugais consomme 466 sacs en plastique par an, ce qui correspond à plusieurs tonnes de déchets à base de plastique pour un pays.

Pour réduire la consommation, différentes mesures ont été prises. Il s’agit notamment de faire payer les sacs en plastique et d’empêcher la vente de sacs en plastique ultralégers pour les emballages primaires dans tous les magasins vendant du pain, des fruits et des légumes. Comme alternative, une solution plus durable : l’utilisation d’un panier d’achat pour transporter les produits alimentaires.

Cette petite mesure nous aide-t-elle à économiser de l’argent ? Pour commencer, nous allons économiser sur les petites dépenses liées à l’achat des sacs. Si nous calculons 180 sacs par an, l’économie se situera entre 9 et 18 euros, selon le prix. De plus, bien que cela soit plus difficile à comptabiliser, parier sur un panier d’achat nous permettra de réaliser des économies d’un point de vue logistique. Comme mentionné précédemment, si nous laissons de côté les achats dans les hypermarchés et que nous nous engageons en faveur du commerce local, l’utilisation du panier d’achat nous permet de mieux planifier l’achat de nos aliments, ce qui contribue à éviter le gaspillage alimentaire en plus de la production de déchet plastique, par conséquent, à générer de bonnes économies mensuelles.

La mode, deuxième industrie la plus polluante

Le fait que des vêtements à bas prix soient proposés a un prix élevé pour l’environnement. En fait, l’industrie textile est la deuxième plus polluante, juste derrière les compagnies pétrolières. En effet, les grandes marques sont attentives, ralentissant le rythme des collections, optant pour des matériaux plus durables ou encore produisant sur commande.

De l’autre côté de la médaille, les consommateurs sont également conscients et ont fait leur part. Ils n’achètent de nouveaux vêtements qu’en cas de nécessité. Cela laisse derrière soi le grand gaspillage économique de certaines périodes, comme les ventes.

Toujours dans l’exemple du Portugal, il est estimé que chaque Portugais dépense en moyenne 788 euros par an en vêtements et chaussures. Afin de contenir nos dépenses, la planification est donc essentielle et, surtout, la maîtrise de soi, afin de ne pas se laisser emporter par l’impulsion d’acheter inutilement.