Masdar est un projet ambitieux, conçu par Norman Foster and Partners, mais initié par le sultan Ahmed Al Jaber. Il s’agit de créer une ville verte en plein désert d’Abu Dhabi. Son enjeu écologique est capital puisque la smart city est construite pour ne pas produire ni déchets ni carbone. La réalisation de ce projet contribue pleinement à la préservation de l’environnement. 

Masdar, la ville intelligente

Masdar, c’est un projet urbain qui a commencé en 2008 et qui continue encore aujourd’hui. Son aboutissement est prévu pour l’année 2020. La construction est faite d’un mur d’enceinte végétal qui permet de protéger la ville de la corrosion causée par les forts vents du désert.

Son nom signifie “source” en arabe puisqu’elle se voit être une solution aux problèmes climatiques des Emirats Arabes Unis. Son concept repose sur la volonté d’abandonner le modèle de l’économie linéaire au profit d’un modèle d’économie circulaire. 

Masdar, le défi d’une ville verte dans le désert  

Masdar est la première ville verte au monde. Elle a pour objectif de mener une vie zéro déchet, zéro carbone. Cependant, le projet se heurte à un problème majeur: le climat. En effet, il n’est pas évident de construire une ville verte dans un désert où le climat est chaud, la pluie rare et l’ensoleillement intense. Sans oublier que les emirats Arabes Unis sont de gros consommateurs de climatiseurs et utilisent l’eau à outrance. Comment alors créer une ville écologique en plein désert ? C’est un véritable défi. Il est donc nécessaire de trouver une solution écologique et durable.

Masdar, c’est une ville 100 % durable qui a pour but de mener la production et l’utilisation de l’énergie renouvelable et qui vise l’auto-approvisionnement à l’horizon. La ville utilisera des collecteurs à tubes sous vide (ETC) pour chauffer l’eau et un système géothermique qui sera également utilisé pour le refroidissement de l’eau. Pour pallier le manque d’eau, la smart city a recours à la désalinisation d’eau et au recyclage des eaux usés et cherche à réduire de moitié la consommation d’eau par habitant.

Les aménagements ont été pensés pour apporter une certaine fraîcheur à l’intérieur des villes. Ainsi, les spécialistes du bâtiment se sont assurés de construire les immeubles de manière proche et serrée pour garder le plus d’ombre possible. Les ruelles, quant à elles, sont orientées dans le sens du vent. Pour protéger les citoyens des températures écrasantes, l’architecture des bâtiments a été conçue avec des moucharabiehs sur les murs pour ne pas laisser passer la chaleur dans les habitations.   

Puis, chaque maison et véhicule de la ville intelligente est équipée de panneau solaire pour s’approvisionner en électricité. Il en est de même pour les lampadaires de la ville qui s’alimentent via un panneau solaire.

Masdar, la smart city à mobilité inédite

La gestion de la mobilité est une autre des caractéristiques les plus frappantes de ce mégaprojet. Masdar, c’est une ville éco de 50 000 habitants et de 6 000 000 de mètre carré de superficie, et pourtant l’utilisation des voitures à moteur à combustion est interdite. La smart city ne permet que les déplacements à pied, à vélo, en trottinette ou en véhicule électrique. Masdar est également équipée de véhicule autonome pour les transports publics. Il s’agit du Personal Rapid Transit (PRT) qui fonctionne par des systèmes d’aimants et de voies réservées pour permettre une mobilité rapide au sein de la ville.

Masdar, une vitrine des villes écologiques du futur

Masdar n’est pas l’unique smart city au monde. En effet, d’autres villes intelligentes sont sur le point de faire leur apparition, notamment au cœur du quartier BedZed à Londres ainsi que dans la ville de Dongtan en Chine. Toutefois, Masdar est le centre de recherche en vue de nouvelle construction de smart cities pour le developpement durable. Ainsi, la ville écologique ouvre son premier Institut des sciences et des technologies, une université orientée vers la recherche qui vise à attirer les jeunes talents du monde entier.