L’agroécologie fait intervenir l’ensemble des techniques dont l’unique but est de pratiquer une agriculture respectueuse de l’environnement et des spécificités écologiques. Elle comprend l’écologie scientifique, l’agronomie, les sciences sociales et l’économie. Pour mieux comprendre le concept, vous devez intégrer ces 5 notions.

Les principes de l’agroécologie

Le tout premier principe mis en exergue par les défenseurs de l’agroécologie est l’éthique de vie. Autrement dit, il faut porter un nouveau regard sur la manière de cultiver la terre. Il fait faire usage du matériel agricole adéquat, éviter la déforestation à outrance et diminuer, voire supprimer l’utilisation des engrais et des pesticides. L’autre principe concerne la polyculture. Il faut la favoriser et prendre soin des animaux complémentaires au milieu. Plus précisément, on pourrait envisager l’élevage agricole et utiliser ainsi le fumier recueilli pour fabriquer de l’engrais végétal.

De plus, il faut pouvoir utiliser raisonnablement les ressources qui sont mises à disposition par la nature. Les techniques de paillage sont un exemple palpable, elles limitent l’évaporation de l’eau. Tenir compte de ce principe, c’est aussi privilégier les outils agricoles comme le tracteur et mettre sur pied un cercle vertueux de la reproduction chez les plantes. Enfin, il faut prioriser les échanges locaux et veiller à une autonomisation des petites fermes. Dans le premier cas, il faut favoriser la vente directe et les circuits courts. Dans le second cas, il faut réduire les coûts investis par ces structures de petite taille.

Les avantages de l’agroécologie

Il n’est plus réellement question d’évoquer les avantages de l’agroécologie si on en sait maintenant un peu plus sur ses principes. Toutefois, il faut rappeler que toutes ces techniques réunies fertilisent le sol de manière organique et luttent contre l’érosion et la désertification. Elles respectent la biodiversité et permettent aux cultures de rapidement s’adapter aux conditions climatiques. Ces avantages suscités sont des avantages uniquement écologiques. Les autres atouts de l’agroécologie sont culturels, économiques, nutritionnels, sociaux et sanitaires. Dans ce dernier cas par exemple, la santé des agriculteurs est préservée lorsque les défis d’une culture sans produits agricoles chimiques sont relevés.

Les limites ou inconvénients de l’agroécologie

Comme tout postulat, l’agroécologie comporte aussi des contraintes qui portent un réel coup à sa mise en œuvre. La majorité de ces contraintes ont un rapport assez étroit avec la transitionEn effet, les coûts de cette transition concernent la baisse des rendements les toutes premières années et aussi les apprentissages. Il faudrait également que les paysans aient accès au marché pour pouvoir écouler leurs produits. Par ailleurs, il doit être mis à leur disposition des moyens d’emballage, de traitement et de commercialisation de leurs produits.

Les limites de l’agroécologie sont aussi les connaissances techniques très insuffisantes et le manque d’information sur celles qui sont déjà connues. La teneur initiale des sols joue aussi parfois à retarder les choses, sans oublier le déséquilibre des écosystèmes et l’absence de certains intrants. Évoquons également l’inaccessibilité des accessoires d’agriculture et du matériel d’entretien agricole.

Les conditions pour un développement de l’agroécologie

Sans une consécration des fermes familiales, il sera bien difficile d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixés pour une agroécologie de qualité. Ces entreprises mettent à la disposition du public près de 70 % de la production. D’ailleurs, l’agroécologie prend sa source dans le savoir-faire et les connaissances détenues par les petits agriculteurs. Aussi, l’État doit y mettre du sien en investissant et en travaillant à la sécurisation des terres. Il doit mettre sur pied un environnement propice pour ces fermes de famille. Elles doivent profiter des dernières innovations en termes d’outils agricoles et d’accessoires d’agriculture.

L’importance de l’agroécologie pour le monde

Les détracteurs de l’agroécologie mettent en avant son incapacité à nourrir le monde. Pourtant, il suffit que les conditions requises soient réunies pour que ce but si tant désiré soit atteint. Plus précisément, quatre facteurs devront intervenir pour que cet objectif soit finalement une réalité :

  • la production en grande quantité de la nourriture ;
  • l’accessibilité de tous à cette nourriture ;
  • la stabilité de cette dernière tout le long de l’année ;
  • l’équilibre dans la consommation et le respect des règles d’hygiène.

Une fois que l’une et l’autre de ces conditions seront remplies, les coûts de production connaîtront une baisse drastique. Cette dernière va donner aux familles la capacité de se procurer des compléments alimentaires. Il y aura désormais très peu d’intermédiaires et la vente au niveau des marchés de proximité sera alors promue. Par ailleurs, la réussite des techniques d’agroécologie va conduire à une diversité des productions et à une promotion des associations de culture. N’oublions pas la qualité nutritionnelle des produits issus de ces techniques. Elle est plus riche en nutriments, en minéraux et en vitamines.