Limiter, voir éliminer complètement les nombreux déchets dans un magasin devient actuellement possible ! De nombreux revendeurs ont déjà commencé à ne plus offrir de sacs pour mettre les achats de leurs clients. Tout cela est possible grâce aux ventes de produits en vrac. Selon l’ADEME, il consiste à vendre des produits sans emballage aux clients. Cette solution est très avantageuse pour les commerçants ainsi que pour protéger l’environnement. Contrairement aux rumeurs, réaliser ses courses avec des articles en vrac reste très simple. Ce mode de distribution innovant attire même de plus en plus les consommateurs. Il faut savoir que la majorité de ces derniers détestent la présence de nombreux emballages un peu partout dans leurs maisons. Selon une étude, près de 5 millions de tonnes de déchets (surtout les emballages ménagers) se présente sur le marché du grand public tous les ans. Même s’ils ont pour but de conserver la fraicheur du produit et pour les publicités des fabricants, une fois les produits qu’ils conservent sont utilisés, les emballages ne servent plus à rien et deviennent des déchets.  Voilà pourquoi les commerçants ainsi que les consommateurs apprécient les produits à zéro déchet.

La vende de produits en vrac, une mode de distribution innovant

De nombreux vendeurs se lancent actuellement dans la vente en vrac de leurs produits. Des boutiques se spécialisent même dans le vrac dans de nombreuses villes françaises. Les produits vendus concernent de tout : alimentaire, cosmétique, bio, produit d’entretien, etc. Tout est possible dans la distribution en vrac. Il existe même des réseaux vrac qui distribuent près de 700 sortes de produits utilisables au quotidien (pâtes, riz basmati, fruits secs, droguerie, hygiène, etc.). Ce mode de distribution a vu le jour dans les années 70, mais devenue progressivement archaïque avec l’entrée des supermarchés ainsi que la vente des produits par paquet. Mais avec l’évolution de la mode de consommation, le vrac retrouve une seconde jeunesse vu qu’il est synonyme d’écologie. Mis à part cette raison pour laquelle les consommateurs apprécient cette mode de distribution, le vrac est également très prisé avec ses prix très compétitifs. Un produit sans emballage coûte près de 5 à 30 % moins cher comparé aux autres produits emballés. Cela est dû à l’absence du coût de production des emballages ainsi que la disparition des frais pour le marketing. Ces produits non emballés attirent les adeptes du zéro déchet ainsi que ceux qui luttent contre les excédents alimentaires. Même si cette mode de distribution ne représente que 0,5 % du marché, elle tend à se développer dans l’hexagone. De plus, les grandes marques commencent même à suivre la tendance en mettant en vente des produits dans les rayons dédiés au vrac (près de 20 % des grandes surfaces possèdent actuellement ce genre de rayon). Pour concurrencer les grandes distributions, les épiceries en vrac ont commencé depuis l’année 2016 à rejoindre l’association réseau vrac. Ils sont près de 1200 membres à rejoindre le réseau, ce qui fait augmenter le chiffre d’affaires de ce genre de produit (selon une étude en 2018, le marché écologique a généré environ 850 millions d’euros).

La vente en vrac, la solution idéale pour réduire les déchets

En prenant quelques minutes de réflexion, l’environnement humain est complètement entouré de plastique. Il envahit même l’espace : emballage alimentaire, automobile, produits d’hygiène, etc. Il reste toujours présent n’importe où. Alors qu’avec la consommation de pétrole ainsi que le gaz carbonique engendré durant la production de ce matériau. Mais le plus grand problème avec ce dernier c’est qu’il faudra au minimum un siècle avant qu’il se décompose en tant que microplastique. De plus en plus de personnes prennent conscience de cela. C’est pourquoi le Parlement français a proposé en 2018 d’interdire l’utilisation des produits fabriqués en plastique à usage unique. Pour suivre cette réglementation et pour attirer les clients écolos, les commerçants pionniers de la distribution en vrac ont déjà débuté une réforme pour ne plus offrir de sacs pour leurs clients. Cette réforme touche les grandes distributions alimentaires, les petites épiceries en vrac, mais aussi la vente des produits cosmétiques bios. Certains vendeurs ont même incité leurs clients à éviter de gaspiller. Pour cela, ils échangent les sacs en papier qui peuvent encore s’utiliser contre un petit cadeau. D’autres commerçants par contre proposent l’utilisation d’un bocal en verre à consigner. Pour les clients, pour encourager cette réforme de consommation, ils peuvent emporter avec eux dans les magasins leurs propres bocaux en verre ou autres contenants réutilisables.

Les différents produits disponibles dans les épiceries en vrac

Avec la vente en vrac de produit, les consommateurs trouvent surtout des produits secs tels que les saucissons, les fruits secs, les pâtes, etc. Dans le rayon hygiène, il est possible d’obtenir du gel douche liquide, du savon sans emballage, etc. Les liquides vaisselle par exemple sont achetés en vrac par 6 % des Français. La vente en vrac concerne également le commerce en libre-service et la vente à la coupe (poissonnerie, boucherie, etc.). Par ailleurs, les adeptes du tout-venant se trouvent généralement plus sensibles à leurs environnements comparés aux autres. Ils se distinguent également dans leurs achats. Ils achètent souvent des produits bio (huile d’olive bio, lait bio et autre consommable bio) ou des produits locaux, et cela en grande quantité. S’ils sont obligés d’acheter des produits emballés, ils lisent attentivement les informations inscrites dessus.

Les magasins adhérents du Vrac

Avant l’année 2014, aucun distributeur ne proposait ce genre de produit. Par contre, actuellement, il existe plus de 160 épiceries vrac qui ne vendent que des produits sans emballages et la majorité des magasins bio possèdent un rayon dédié à ce genre d’article. Même les grandes surfaces commencent à créer ce genre de rayon. Par contre, les différentes contraintes concernant ce type de distribution restent un grand frein pour eux. Mais cela n’empêche pas les grandes enseignes de distribution de suivre la mode du vrac. Pour preuve, près de 600 enseignes proposent actuellement aux citoyens de l’Hexagone d’acheter en vrac. Mais même si ce marché a de bonnes chances de prospérer, il dépend toujours de diverses contraintes, surtout, sur le plan juridique.

Le vrac, un marché freiné par la réglementation

Actuellement, la vente de certains produits sans emballage reste interdite. Cette prohibition est due au fait de garantir l’hygiène ainsi que l’information pour les consommateurs (sans l’emballage, les consommateurs ne peuvent connaitre les informations concernant le produit qu’ils achètent). Ce qui freine le développement de ce concept. Cette interdiction concerne les produits avec un label de qualité. Il faut reconnaitre que sans l’emballage, difficile de tracer l’origine d’un article ainsi que sa qualité. Concernant les denrées alimentaires, ce concept a pour obligation de respecter diverses obligations telles que le règlement 1169/2011 d’octobre 2011. Ce dernier oblige les commerçants à fournir à ses clients une note (office d’étiquette) déterminant les produits qu’ils achètent (présence ou non d’allergène, poids, prix, etc.). Le problème avec cet étiquetage c’est qu’il est difficile d’écrire toutes les mentions sur un petit écriteau et les vendeurs ne peuvent pas forcément reconnaitre toutes les normes. Il est donc fréquent que certains d’entre eux omettent d’écrire quelques informations. Pour la distribution des produits cosmétiques en vrac, ils doivent suivre un étiquetage très strict. Selon le règlement européen de l’année 2009, concernant les produits cosmétiques, dans le cas où l’article cosmétique n’est pas emballé, le vendeur a pour obligation d’afficher sur le produit ou à proximité, quelques soit la méthode, les mentions obligatoires prévues (nom du fabricant, date de péremption, précaution d’emploi, etc.).