Le dérèglement climatique a de lourdes conséquences dans les pays d’Afrique. Le continent africain est très touché par les effets néfastes des variations de climat. Ces dernières années, l’Afrique subsaharienne est de plus en plus victime de températures extrêmes. Dans le continent, les changements et répercussions engendrés par le réchauffement climatique touchent plusieurs secteurs.

Les pays d’Afrique sont les plus touchés par le réchauffement climatique

Depuis 2015, plusieurs contrées d’Afrique figurent parmi les 10 premiers pays les plus dévastés par le dérèglement climatique. Cela atteint à la fois le côté humain et le plan économique. Lors de la COP22 qui s’est déroulé à Marrakech, une publication portant sur l’indice mondial des risques climatiques 2017 a été relatée par l’ONG German Watch, une association allemande. L’analyse consistait à recenser les contrées fortement concernées par le changement climatique. Le classement a été établi par ordre décroissant. Pour cela, plusieurs facteurs comme le nombre de décès, la diminution du pouvoir d’achat et la dégradation du PIB ont été pris en compte. Les données ont permis d’établir un classement des 10 pays les plus concernés par le dérèglement climatique. En totalité, plus de 528 000 individus ont retrouvé la mort à cause des dangers climatiques entre les années 1996 et 2015. Dans la majorité des cas, les incidents découlent de phénomènes météorologiques extrêmes. D’après le rapport, le continent africain est le plus concerné par ces aléas climatiques. Parmi ces 10 pays, seulement 1 est un pays développé. Notant que les contrées sous-développées ne sont pas les seuls responsables du dérèglement climatique. En 2015, le Malawi et le Mozambique étaient victimes d’une forte mousson ayant pour conséquence de grandes inondations. Pour la même année, Ghana et Madagascar se retrouvent tous deux en 8e position dans le classement avec une même valeur IRC de 23,33.

De lourdes répercussions sur le continent

Le réchauffement climatique résultant des émissions de gaz à effet de serre entraîne de graves impasses en Afrique. D’après les autorités mondiales, la transition rapide et à fond est le seul moyen permettant de remédier à ces dégâts. Cette refonte concerne principalement les secteurs de l’énergie, des sols, du bâtiment, de l’industrie, des villes et du transport. Des changements radicaux seront nécessaires pour maintenir une évolution efficace du climat. Ces dernières années, l’Afrique subsaharienne fait souvent face à de rudes conditions climatiques. Un surplus de 1,5 °C serait très fatal pour le continent. Nombreux sont les pays d’Afrique qui vivent dans des sécheresses prolongées, des vagues de chaleur et des mauvaises moissons. Face à cela, plusieurs pays se sont consolidés pour l’adoption de l’Accord historique de Paris. Ces contrées ont consenti leur engagement à modérer la hausse de température à 2 °C en moins. 184 pays (dont quasiment tous les pays d’Afrique excepté le Sud-Soudan, l’Angola et l’Érythrée) ont alors signé l’accord. Celui-ci est officiellement proclamé depuis novembre 2016. À la fin de l’année 2018, ces contrées se sont rassemblées à Katowice lors de la COP24. À cette occasion, ils ont finalisé les modalités d’application du programme. Afin d’encourager l’action de ces participants, un financement des pays développés est prévu dans l’accord. En Afrique de l’Ouest, le changement climatique a des conséquences néfastes sur l’agriculture. Cette région étant reconnue comme une principale victime du réchauffement climatique, elle pourrait connaître une importante diminution de la production agricole. Cela aura des impacts négatifs sur la sécurité alimentaire.

Le développement est mis en jeu

Alors que de nombreux pays africains sont en voie de développement, le continent est la principale victime des effets néfastes du changement climatique. Des études récentes sur l’injustice des conditions climatiques ont été effectuées. Selon ces analyses, l’Afrique souffrirait de plus en plus dans les années à venir. Sur les 10 pays les plus menacés par les contraintes météorologues, 7 sont des contrées africaines. La lutte contre le réchauffement climatique est pourtant un enjeu crucial pour l’Afrique. En effet, à part cette impasse, le continent a plusieurs défis à relever. Le boom démographique que rencontrent les pays africains constitue déjà une contrainte. D’après les prévisions de l’ONU, le continent compterait près de 2,5 milliards d’habitants en 2050, soit le quart de la population mondiale. Parmi les 100 villes rencontrant une importante croissance démographique, 86 sont des villes africaines. Le taux de chômage accru est aussi une problématique irréfutable. Nombreux sont les ménages africains sans emploi. Alors que la population africaine fait déjà face à ces contraintes, les impacts du dérèglement climatique ne sont pas moindres. Sécheresses, manques d’eau, inondations, fortes tempêtes, tels sont les dégâts causés par ce fléau environnemental. Les effets sont très sévères. Ils tendent à sous-estimer les efforts fournis par le continent en matière de développement (économique, social, santé, touristique, etc.). Face à ces lourdes conséquences du dérèglement climatique, l’Afrique est voué à être un continent sous-développé. Certes, il est possible de remédier à ce fléau, mais cela reste pourtant très difficile.

Le réchauffement climatique impacte plus sur l’agriculture

Le secteur agricole africain est fortement envahi par les dégâts causés par le changement climatique. La diminution des réserves d’eau et les températures extrêmes entravent l’agriculture africaine. On note aussi une importante perte de la biodiversité et une dégradation notoire de l’écosystème. D’après certaines prévisions, l’Afrique australe rencontrerait une production agricole accrue d’ici 2030. La culture de blé ne sera plus favorable dans plusieurs pays producteurs d’Afrique. En effet, elle nécessite une température moyenne comprise entre 15 et 20 %C. Or, l’Afrique subsaharienne est soumise à des vagues de chaleur. Face à ces conditions, la production de blé se verra diminuer jusqu’à 20 % d’ici 2030. On enregistre également une future réduction de la production de maïs et de sorgho. Cette régression du secteur agricole africaine engendrera une importante insécurité alimentaire et donc un déséquilibre social. Celui-ci étant une source d’émeutes et d’autres manifestations citoyennes. En effet, tant que les besoins physiologiques de la population restent instables, les violences seront fréquentes. Notez qu’une hausse de température de 2 °C fera diminuer à 10 % le rendement agricole en Afrique subsaharienne. La pénurie d’eau est une importante source de dégradation de l’agriculture. D’ici 2020, les réserves en eau dans les contrées africaines connaîtront une régression de 10 à 20 %. Or, plus de 90 % des cultures africaines sont pluviales. Le réchauffement climatique accompagné de vagues de chaleur entraîne une dégradation des sols. Celle-ci engendrera, à son tour, un épuisement de l’alimentation des bétails. Ainsi, le dérèglement climatique impacte à la fois la faune, la flore et la population toute entière. Ces constats obligent les pays d’Afrique à revoir leur système alimentaire.

Quelles actions mener contre ce fléau ?

Dans le contexte actuel, l’Afrique priorise sa stratégie de développement. Les pays africains mettent en avant la lutte contre le non scolarisation et la pauvreté. Même si elles sont désastreuses, les menaces qui pèsent sur l’environnement sont placées en second plan. Sachez que la majorité des contrées africaines n’ont pas signé les traités internationaux sur le dérèglement climatique. Ces pays réclament pourtant une transition écologique. Ils demandent des aides auprès des pays développés. La protection des ressources et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont les meilleurs moyens permettant de solutionner ces problèmes. Les Africains ne sont pas indifférents à ce sujet, mais ils sollicitent le soutien des pays développés.