Vantée partout pour ses bienfaits sur la santé et dans les routines beauté au quotidien, l’huile de palme connaît un essor considérable partout dans le monde. Elle est obtenue à partir des palmiers à l’huile par le biais de la technique de pression à chaud. Aujourd’hui, elle représente plus de 25 % des huiles les plus utilisées, ce qui fait d’elle la plus consommée jusqu’alors. Pour répondre aux demandes croissantes des consommateurs, la plantation des palmiers à huile va bon train. Toutefois, ses impacts sur l’environnement sont loin d’être anodins.

La déforestation, la conséquence directe de ce phénomène

Avant tout, l’engouement des consommateurs vis-à-vis de l’huile de palme est expliqué en grande partie par son coût nettement bas. Dans ce sens, il n’y a rien d’étonnant si elle est massivement utilisée dans la composition de plusieurs produits alimentaires comme les chips, la pâte à tartiner, le chocolat, les céréales, etc.

Certes, elle est quasiment omniprésente dans l’industrie de l’alimentation. D’ailleurs, elle intervient même dans la production de plusieurs produits cosmétiques. Mis à part cela, certaines entreprises l’exploitent déjà pour la production de biocarburants. Bref, il s’agit sans doute d’une substance à laquelle on ne peut plus faire l’impasse à l’heure actuelle.

Pourtant, cela n’empêche pas le fait qu’elle présente bel et bien des conséquences négatives sur l’écologie. La première conséquence, et sûrement la plus grave, est la déforestation. Selon les études menées sur ce sujet, l’Indonésie et la Malaisie sont les plus gros exportateurs du produit en fournissant près de 85 % de la consommation mondiale, soit 15 millions de tonnes par an. Dans l’optique de couvrir toutes ces demandes, les deux pays ont engagé plusieurs opérations de déforestation sur leur territoire. Pour information, l’Indonésie a déjà perdu près de 72 % de son espace forestier. Si le phénomène continu, la disparition de la forêt est estimée à 98 % d’ici 2022.

Conséquences dramatiques de l’huile de palme sur l’écosystème

Si la déforestation est celle qui inquiète le plus les spécialistes de l’écologie, celle-ci n’est pas pour autant la seule à être prise en compte. Il est en effet prouvé que les impacts sont également dramatiques pour l’écosystème. À vrai dire, la déforestation massive engendrée par la plantation du palmier à huile témoigne depuis plusieurs années la destruction de l’écosystème. De ce fait, la disparition des espaces préservés se fait de plus en plus sentir.

D’autant plus que l’ampleur de la conséquence concerne non seulement les pays producteurs, mais aussi ceux qui se trouvent dans leur voisinage. En réalité, la destruction de l’écosystème a des effets majeurs à l’échelle internationale. Sur le court terme, ces deux pays exportateurs courent le risque de faire face à la stérilisation de leur terre. Ce qui ne sera pas sans conséquence pour la régulation de leur environnement écologique.

À l’heure actuelle, on assiste à la prolifération des insectes et d’autres bactéries nocives sur la santé humaine. Ces dernières qui sont auparavant éliminées par des espèces de faunes comme l’orang-outan. À ce sujet, les spécialistes redoutent même le retour de certaines maladies qui n’existent quasiment plus et qui sont déjà maîtrisées, à l’exemple du paludisme.

Une augmentation inquiétante du gaz à effet de serre

L’exploitation abusive de la zone forestière pour la production de l’huile de palme fait souffrir l’environnement en augmentant l’émission de gaz à effet de serre. Les analyses montrent effectivement que la déforestation est à l’origine de 15 à 20 % de l’augmentation des émissions de Gaz à effet de serre dans les pays producteurs et le reste du monde. D’ailleurs, cela est mis en évidence par les statistiques publiées par l’ONG Greenpeace en 2020.

Concrètement, cette augmentation inquiétante de l’émission de gaz et de l’empreinte carbone se traduit par la modification importante et la perturbation du climat. Sans les arbres, qui constituent en quelque sorte les poumons de la terre, la planète commence à avoir du mal à respirer correctement. Dans ce sens, plusieurs catastrophes naturelles commencent à apparaître régulièrement, à l’exemple de la montée d’eaux, de l’augmentation de la température, de la disparation des espèces vivantes, de l’assèchement de sols, etc. D’ailleurs, loin de vouloir dramatiser, ces conséquences désastreuses ne sont que des préambules aussi bien pour l’Homme que pour la planète.

Quelles solutions envisager ?

Face à la gravité de la situation actuelle, il faut agir rapidement avant que cela ne devienne ingérable. La première solution est avant tout de limiter la consommation de l’huile et de boycotter autant que possible l’achat des produits contenant cette substance dans leurs ingrédients. Pourtant, la lutte ne sera pas facile étant donné que l’huile est parfois dissimulée sous le nom de « huile végétale ».

Quoi qu’il en soit, il est désormais possible de se renseigner en ligne, sur des sites dédiés, les ingrédients de certains produits douteux. Si les importations diminuent, les pays producteurs baisseront forcément leur production. Même si cette solution va sans doute prendre du temps, elle est toujours mieux par rapport à l’idée de ne rien faire pour changer la donne. Bref, en agissant dès aujourd’hui, on peut réduire au minimum les risques liés à la production et la consommation de l’huile de palme.